Saison 2018 en longue distance

Depuis ma reprise du cyclisme, et à l’abord de ma deuxième saison de longue distance, mon planning semble se goupiller plus facilement. Grand merci à la progression en qualité et en fréquence, des courses bike-packing qui nous sont proposées par un tas de passionnés qui veulent nous faire découvrir leurs terres ou bien faire perdurer ce que d’autres ont lancé (Mike Hall mamen).

J’ai bien-sûr un objectif principal, celui autour duquel je vais articuler toute ma saison.
Il se trouve que ce dernier est risqué car à l’heure où je planifie cette épopée vélocipédique, je ne sais ni le planning exact de la course, ni si je ferais partie des retenus pour cette édition ! Cet objectif, pour ceux qui ne le savent pas, est de participer à la Transcontinental Race (TCR).

Mon but n’est pas de présenter chaque course dans les détails, mais plutôt comment j’articule ma saison et par quelles étapes je compte passer afin de me sentir confiant à la veille de cette géante, la fameuse TCR en Août 2018.

Pour la préparation d’une course de longue haleine, je vais devoir changer radicalement la manière de m’entrainer car c’est donc fini les triathlons « L » avec un vélo de 100Km, mais on va plutôt changer de zones d’effort afin de s’inscrire dans la durée.

Voici le document de référence qui est une feuille de calcul que j’ai mise sur Google Drive.


  Consultable en cliquant sur ce lien 

Macro planning

De manière générale, je calcule en fonction des grands jalons de l’année, la distance que je souhaite avoir effectué aux abords de mes courses principales.

Par rapport à ces trois jalons, j’ai choisi des distances qui vont crescendo.

  • Première course : Normandicat – 950 Km – peu de D+
  • Deuxième course : Born To Ride – 1100 Km – peu de D+
  • Troisième course (sous réserve d’être retenu !!!) : Transcontinental Race – 4000+ Km – beaucoup de D+

Note : Pour convenir idéalement, la course intermédiaire aurait fait 2000 Km !

Volume d’entrainement

A ces courses que je surligne en rouge, vont s’ajouter ma préparation physique en simple volume d’entrainement (entendre simplement faire des bornes), et en « qualité ».

J’ai donc calé le reste des séances en fonction de ce que nous permet la météo française, naturellement moins de bornes hors saison et juste de quoi se maintenir. Le volume s’articule autour de ma volonté d’avoir 10 000 Km dans les jambes, aux abords de la TCR.

C’est ce que j’ai en tête pour me sentir en confiance, c’est très subjectif car il y a beaucoup d’athlètes qui ont du succès avec bien moins de volume !

Augmentation du travail qualitatif

On voit qu’après la première course, je commence à travailler davantage en qualité avec l’augmentation du rapport qualité/volume.

On voit donc qu’en début de saison, le volume commence à s’accelerer. Je me permets aussi de faire davantage de qualitatif ou home-trainer suivant la meteo en hiver, allant jusqu’à inverser le rapport volume/quali.

Note : Il est intéresant de suivre quelques athlètes aux profils différents sur l’année pour voir comment il n’y a pas de réponse ultime.Exemple Kristof Allegaert dont j’ai du mal à deviner le cumul anuel mais qui doit dépasser les 25 000 et qui mitraille le chrono de la TCR, alors que d’autres comme Neil Phillips font de très bons classements avec une bonne saison de cyclocross et des sorties intenses. Je me réfère également à Quentin Kurc qui a travaillé son record du temps velo sur l’ironman de Floride en realisant les 4h14 pour 180 Km. Entrainement quasi essentiellement en home-trainer.

Je reste persuadé que la formule volume + seance bien planifiées de qualité reste la bonne.

Seances de qualité

Ce que j’entends par seance de qualité, c’est en général tout ce qui correspond à un travail spécifique, d’augmentation de la PMA ou Vo2Max qui a pour but d’augmenter mon seuil lactique. Tout cela mérite un article spécifique et j’essaierai de documenter quelques exercices que je fais, ou entrainements croisés avec un autre sport (généralement course à pieds) Il y a beaucoup de littérature sur le reste d’internet, mais j’appuie sur l’importance d’en faire, indispensable si l’on souhaite progresser !

Travailler avec l’inconnue.

Toute cette planification a ses limites. Il faut rester conscient qu’il y aura une différence entre ce qui est prévu et réalisé. D’ailleurs, je ne me suis pas foulé à planifier vraiment la nature des séances après la TCR, je compte principalement rouler au gré de tout ce qui s’offre à nous comme sorties en région parisienne.

Conclusion

J’ai trouvé utile de ressortir cet outil que j’utilisais en triathlon (bien plus efficace pour différencier le volume d’entrainement entre trois disciplines). C’est quelque-chose qui me permet d’avoir un cap à maintenir. Il est évident qu’il y a un delta entre ce qui est prévu et ce qui est réalisé, nous ne sommes jamais à l’abri d’un pépin de santé qui viendrais quelque peu chambouler le planning. En tous les cas c’est un planning qui me permet de ne pas avoir trop à reflechir au cours de l’année et de ne pas être dans le flou par rapport à « où j’en suis ? »

J’ai partagé mon document sur Google Drive et la version que vous pouvez consulter est celle que je mettrai à jour au cours de l’année, on pourra donc facilement voir si cela a été utile en fin d’année après le prochain Festive 500 😉

Une pensée sur “Saison 2018 en longue distance”

  1. J’ai enfin pris le temps de lire ton article dans le détail. Comme c’est ma 1ère année de prépa un peu sérieuse, tes conseils et avis sont précieux ! Tu partagerais ta feuille de calcul ? Je voudrais voir si je peux l’adapter à mon planning ?

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